Les romans policiers de François THOMAZEAU

 
1996. La Faute à Dégun. Méditorial. Misteri.

Variation lâche sur le thème du double et du vampire, voleur de vie et de visage, déambulation mélancolique dans le labyrinthe des bars de Marseille, complainte bluesy. un premier roman intéressant. Michel Abescat. Le Monde

Ce que nous avons aimé dans La Faute à Dégun, au-delà de l'intrigue, bien menée, c'est la plume sûre et le ton juste de François Thomazeau, qui aime trop Marseille, où il a passé ses 24 premières années, pour céder à la caricature, aux poncifs habituels, aux galéjades et aux té-mon-bon! qui font soi-disant couleur locale. Outre sa connaissances impressionnante du monde du rock - la bande son de ce roman est de premier choix -, si sa peinture est sombre, si sa Marseille est loin des images de mer et de soleil, elle a le mérite d'être vraie, de sonner juste. Jean Contrucci. La Provence.

Thomazeau a l'art et la manière de nous conter cette histoire simple et profonde à la fois avec une élégance et une impertinence parfaites.  Dans ses pages, l'écriture ne semble jamais technicienne ni malaisée, les mots coulent d'eux-mêmes, naturellement, dans un style qui frappe par son évidence et le plaisir que l'on a à sa lecture. Le Méridional.

On se précipite vers la fin de ce premier roman, bref, triste et inquiétant, dont la morale pourrait être que les fantômes n'existent pas et que l'homme, s'il n'a jamais eu aucun mal à croire en Dieu, est contraint à des efforts désespérés pour vivre seul. Associated Press.

 La Faute à Dégun nous entraîne dans une étrange histoire, d'une noirceur absolue, où le narrateur se trouve en présence de lui-même, de tout ce qu'il aurait aimé être et qu'il n'a pu être avec, en toile de fond, la Marseille de la nuit et de la mort qui veille. www.rayonpolar.fr

Les mots de Thomazeau sont d'une fulgurance étonnante, tour à tour secs et tranchants, tendres ou cruels mais toujours traversés d'une poésie non fabriquée parce que sentie, vécue. Le Patriote Côte d'azur.

1997. Qui a tué Monsieur Cul ? Méditorial/Librio Noir.

Si la société refuse d'accorder une place aux laissés pour compte, le romancier peut se permettre de les "intégrer" dans une fiction et de leur donner le rôle principal. Voici donc Schram et Guigou, RMistes en cyclo à la poursuite des malfaisants. Cette singularité, avec sa tonalité propre au milieu géographique où elle s'exprime, rejoint celle du Poulpe. Gilles Le Morvan. L'Humanité Dimanche. 21 mai 1997.

Des romans marseillais, il en existe pas mal, c'est même en passe d'être à la mode... Mais des Schram et Guigou, ça n'est pas tous les jours qu'on en croise. Laissez-vous porter par ce duo de choc, enquêteurs atypiques ; à déguster à l'ombre d'un platane, de préférence au sud de la Loire, une Mauresque dans l'autre mainwww.polarnoir.fr

Thomazeau nous promène avec délectation dans les rues de sa ville qui, peuplée d'une riche famille de personnages déjà récurrents, devient le théâtre d'une comédie humaine simple et sincère.La Provence. 20 avril 1997


1998. Qui a noyé l’Homme Grenouille ? Méditorial/Librio Noir.

La verve marseillaise, encore et toujours. Même si cet opus est un peu plus sombre que les deux autres et semble vouloir aborder quelques uns des travers de la vie Marseillaise. www.polarnoir.fr

Qui a noyé l'homme-grenouille ? est un roman dont l'histoire oscille entre le trafic d'amphores, d'explosif et la chasse au trésor. Il s'ouvre au son d'un ronflement et se conclut sur un éclat de rire général comme si toute cette histoire n'était qu'une vaste plaisanterie. Mais peut-être que sous cette plaisanterie et le ton humoristique sur lequel elle nous est contée, se cachent quelques problèmes réels qui structurent la société marseillaise. www.rayonpolar.com

2000. Bonne Mère. L’Ecailler du suD.

François Thomazeau n'en est pas à son premier livre (ses précédentes éditions étaient jute un peu confidentielles) et Bonne mère permet de le découvrir à une plus grande échelle. Le récit est bien maîtrisé et cette fuite, cette errance, parfaitement bien rythmées et décrites. L'Ours Polar.

Un bon roman qui montre la misère de ceux qui doivent subir parce qu’ils ont besoin d’argent, et dons de travail, pour vivre ou tout simplement survivre. Paul Maugende. Mauvais genres. 

François Thomazeau signe avec "Bonne mère"un roman noir et fort comme un café turc, dont les personnages marionnettes pensent chacun tirer toutes les ficelles de cette histoire attachante où vies et morts se nouent et se dénouent comme les fils des Parques. Certains pour gagner. D'autres simplement pour survivre. Et quel tableau ils brossent, les fils et les filles de la bonne mère, tous embarqués de force dans un "bad trip" dont certains ne reviendront pas. Le ton est dur mais très juste et la sobriété des dialogues qui ne jouent pas un instant avec les clichés ajoute une touche glacée de bon aloi sur ce roman policier qui sait être infiniment marseillais sans jamais trop en faire. De l'excellent polar, sans l'ombre d'un doute. www.marseillais-du-monde.org 


Un héros au féminin, et réussi avec ça, c'est assez rare pour le souligner, surtout sous la plume d'un homme... L'embrouille part d'un chantage politico-immobilier dans lequel se fourre une mère célibataire, entraînant à sa suite tueurs à gages, meurtres sordides et famille corse. Le tout dans un décor marseillais bien planté, que l'auteur ne se sent pas obligé d'expliciter à chaque ligne. Efficace. Marseille l'Hebdo.

Qui a occis le curé ? L’Ecailler du suD


2002. Qui a brûlé le Diable. Librio Noir.

Un roman agréable à lire, entre deux pastis, avec une touche de fantastique qui corse l’histoire. Il est dommage toutefois que l’auteur reste sobre dans le côté farfelu des personnages, tout au moins vers la fin. Alors qu’au départ, on avait l’impression d’être en face des Blues Brothers ou autres duettistes de cet acabit. Dénué de prétention, c’est à dire non porteur de messages politiques ou autres, ce roman à pour seul but de divertir le lecteur. Paul Maugendre. Mauvais Genres.

2002. Sang et Mort. Adcan Editions.

Avis aux amateurs: Lens et le stade Bollaert servent de théâtre à un polar jubilatoire. "Sang et mort" raconte une mystérieuse série de meurtres autour du RCL. Des meurtres au... pingouin explosif; L'occasion d'une savoureuse galerie de portraits, inspirés de vraies personnalités lensoises. Nord Eclair.

Avec ce roman, François Thomazeau rompt avec le style cocasse et humoristique qui caractérisait sa série de romans autour de ses enquêteurs Rmistes, sans pour autant renouer avec la noirceur de La faute à Dégun, ni renoncer totalement à l'humour corrosif dont il semble faire une règle de vie.  www.rayonpolar.fr

2003. Sans queue ni tête. L’Ecailler du sud

Le moins que l'on puisse dire, à propos du livre très surprenant de François Thomazeau, c'est que son titre lui va bien. Et pourtant, pour étrange et surprenant que soit son sujet et déjantée son intrigue, ce roman a un propos beaucoup plus profond qu'il n'y paraît à la lecture, déconcertante il est vrai, des premières pages. Il faut découvrir les différents personnages, plus ou moins sombres, aigris, désabusés, méchants, et torturés, tous mal dans leur vie apparemment bien rodée, et suivre les tribulations erratiques du narrateur - un perdant né qui ne décide rien - pour découvrir, enfin, où François Thomazeau voulait en venir. Déroutant, captivant, souvent hilarant, "Sans Queue ni Tête" est un véritable polar délirant mais fort bien construit malgré tout, un polar qui se lit d'une seule traite et qui mérite largement plusieurs lectures.

Du suspense, de l'humour - très noir ! - et un bon grain de folie, un véritable chef d'oeoeuvre d'efficacité ! Jubilatoire !
Patricia Mevel. MGRB


2003. Anges à Tuer rue Paradis (avec J.C. Duchon-Doris). L’Ecailler du Sud

Ce polar écrit à quatre mains avec Jean-Christophe Duchon ne prétend pas bétonner un scénario sans accrocs: des mafieux géorgiens tentent de doubler des mafieux marseillais. Mais derrière cette intrigue un peu lâche, nouée autour d'un malentendu, la cité phocéenne, palpable, vibrante, se révèle la véritable héroïne de ce roman d'atmosphère. Elle est le double de la belle justicière, trouble et indomptable. La plume acérée et facétieuse de ces deux copains, visiblement amoureux de leur sujet, flirte avec Marseille, caressant ses travers et ses contradictions... Un ange passe. L'EXPRESS LIVRES

2005. Qui a planté Harry Cover ? L’Ecailler du Sud

Les polars signés Thomazeau ont au moins une vertu: ils ne se prennent jamais au sérieux. C'est pour de rire, mais on passe un bon moment, c'est parfois l'essentiel. Jean Contrucci. La Provence. 

Jeunesse:

 

"Tontons!" Rouge Safran.

 

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Commentaires (2)

1. Ginette Le 10/01/2009 à 11:24

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Tronqué sur la droite !
serait judicieux de recentrer...(et tellement plus facile à lire qu'à deviner)..
Bisou
Ginette.

2. merlan Le 10/01/2009 à 11:30

Tiens, c'est bizarre, c'est pas tronqué sur mon écran à moi... Smiley
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Dernière mise à jour de cette page le 12/06/2008